Engagement
Un devoir, pas une option
Le 28 janvier 2026, la Loi n° 2026-42 a été actée pour transformer de fond en comble le cadre du mariage. Cette loi repose sur trois piliers : la suppression formelle du devoir conjugal, l'instauration d'une présomption de non-consentement permanent et la simplification des procédures de signalement. À l'origine, le mariage n'était pas un simple contrat administratif. C'était un engagement total, « pour le meilleur et pour le pire », une alliance qui transcendait les envies passagères. Cet acte incluait une dimension biologique, spirituelle et sociale : la création d'un foyer stable, protégé par des droits mais aussi par des devoirs mutuels.
Historiquement, le mariage stabilisait la cité en garantissant à chaque homme une épouse, évitant ainsi le chaos lié à la compétition pour les ressources reproductives. En transformant le mariage en une colocation révocable sans devoir, l'État réintroduit indirectement cette compétition. Si l'accès à l'intimité n'est plus garanti par le contrat, l'homme est incité à redevenir un prédateur social ou un électron libre sans attache au foyer.
Je suis pour la condamnation du viol dans le couple, mais je suis contre le retrait du devoir conjugal. C'est l'essence même du couple. Qu'as-tu à offrir de plus que ton intimité ? Et si tu donnes cette intimité à d'autres, que reste-t-il à ton conjoint ? Lui, qu'a-t-il de plus de ta part que tu ne donnes à d'autres ? Et si tu ne fais pas cet « effort », quel effort peux-tu faire ?
L'intimité n'est pas une simple pulsion, c'est le langage de l'exclusivité. Si l'on retire la notion d'effort et de don de soi dans l'alcôve, on transforme le couple en une colocation amicale. Faire l'effort d'aller vers l'autre, c'est entretenir le lien sacré qui distingue ton conjoint de n'importe quel autre individu. Sans cette volonté de se donner, il ne reste plus qu'un contrat de gestion de quotidien, dénué de la transcendance nécessaire à la survie du foyer sur le long terme.
Perspective Stratégique : Ceux qui ont voté cette Loi n° 2026-42 se croient au-dessus des règles qu'ils imposent. En déconnectant la loi de la réalité du terrain et de l'intimité des foyers, ils scient la branche sur laquelle ils sont assis.